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                                                                                                                                        No 37984     

 

Le 24 avril 2019

 

April 24, 2019

 

 

 

Coram : Le juge en chef Wagner et les juges Abella, Moldaver, Karakatsanis, Gascon, Côté, Brown, Rowe et Martin

 

Coram: Wagner C.J. and Abella, Moldaver, Karakatsanis, Gascon, Côté, Brown, Rowe and Martin JJ.

 

 

 

ENTRE :

Sa Majesté la Reine

Appelante

- et -

Sivaloganathan Thanabalasingham

Intimé

 

BETWEEN:

Her Majesty The Queen

Appellant

- and -

Sivaloganathan Thanabalasingham

Respondent

 

 

 

JUGEMENT

 

L’appel interjeté contre l’arrêt de la Cour d’appel du Québec (Montréal), numéro 500-10-006410-177, 2018 QCCA 197, daté du 9 février 2018, a été entendu le 17 avril 2019 et la Cour a prononcé oralement le même jour le jugement suivant :

 

 

 

 

 

[traduction]

Le juge en chef — L’analyse qu’il convient d’appliquer en l’espèce est l’analyse en deux volets établie dans les  arrêts Borowski c. Canada (Procureur général), [1989] 1 R.C.S. 342, et R. c. Smith, 2004 CSC 14, [2004] 1 R.C.S. 385.

 

Cette analyse requiert que le tribunal décide d’abord s’il est en présence d’une affaire théorique. Si tel est le cas, le tribunal peut néanmoins choisir, sur la base des facteurs énoncés dans Borowski et Smith, d’exercer son pouvoir discrétionnaire et de juger l’affaire au fond.

 

Dans la présente espèce, les juges majoritaires de la Cour d’appel ont commis une erreur à la première étape de l’analyse, car l’affaire n’est de toute évidence pas théorique. Le simple fait que la personne concernée a été expulsée, et ce, même si elle l’a été vers un pays avec lequel le Canada n’a pas de traité d’extradition, ne confère pas un caractère théorique à l’affaire.

 

Le fondement des procédures criminelles n’a pas disparu et il subsiste un litige actuel, même s’il est peu probable que l’accusé revienne au Canada.

 

La juge Abella, qui souscrit au résultat, est d’avis que l’appel est théorique, mais au regard des facteurs énoncés au par. 50 de Smith, elle estime que la Cour d’appel aurait dû exercer son pouvoir discrétionnaire et statuer sur le fond de l’affaire, puisqu’elle avait entendu l’argumentation complète des parties pendant deux jours.

 

Nous sommes donc tous d’avis d’accueillir le pourvoi et de renvoyer l’affaire devant la Cour d’appel du Québec pour qu’elle statue sur le fond de celle-ci.

 

JUDGMENT

 

The appeal from the judgment of the Court of Appeal of Quebec (Montréal), Number 500-10-006410-177, 2018 QCCA 197, dated February 9, 2018, was heard on April 17, 2019, and the Court on that day delivered the following judgment orally:

 

 

 

 

 

 

The Chief Justice — The test to be applied in this case is a two-part test as stated in Borowski v. Canada (Attorney General), [1989] 1 S.C.R. 342, and R. v. Smith, 2004 SCC 14, [2004] 1 S.C.R. 385.

 

 

The test requires the court to first determine whether the case is moot. If the matter is moot, the court may nevertheless choose to exercise its discretion to hear the case on the merits based on the factors set out in Borowski and Smith.

 

 

In this case, the majority of the Court of Appeal erred at the first stage of the test because the case is clearly not moot. The mere fact that an individual has been deported, even if he has been deported to a country with which Canada does not have an extradition treaty, does not render a case moot.

 

 

 

The underlying basis for the criminal proceedings has not disappeared and there remains a live controversy even if the accused’s return to Canada is unlikely.

 

Justice Abella, concurring on the result, is of the view that the appeal is moot, but based on the factors set out in para. 50 of Smith, thinks that the Court of Appeal should have exercised its discretion to decide the merits having heard the full argument over two days.

 

 

 

We would all therefore allow the appeal and remit the matter to the Quebec Court of Appeal for decision on the merits.

 

 

 

 

 

 

 

 

J.C.C.

C.J.C.

 You are being directed to the most recent version of the statute which may not be the version considered at the time of the judgment.